Désert sous ses grands airs

**Je mange pour ne pas hurler à la mort, Je mange pour ne pas mourir, Je mange pour mourir ** Heureux les fêlés car ils laissent passer la lumière

19 septembre 2008

ma connection me joue des tours ces derniers jours.. Envolés les quelques états d'âme soigneusement retranscrits

J'ai étudié ce poème en 1ère.

En cette même année je me suis découverte une véritable passion pour la poésie,
et particulièrement pour ce poète, Charles Baudelaire.

J'espérais tomber sur ce poème au bac français, hélas.. mais je suis passée à pas grand-chose, l'examinatrice a choisi Correspondances, que je connaissais bien aussi, puisque ça a été le 1er poème que j'ai étudié en classe. 18.

Ainsi immergée dans l'inconnu le plus total, je me suis montrée très attentive et réceptive, aux paroles de Mme P, j'ai joué le jeu à 100% lorsque pour nous imprégner de cette fameuse stratégie des correspondances, elle nous a entrainé dans des exercices qui ne nous parlaient pas vraiment.. En même temps comment faire comprendre à des jeunes de 16ans la poésie, et Baudelaire? je crois que le mieux c'est de mettre le nez dedans, dans Correspondance par exemple, puis la "stratégie" y es un peu décrite, celle des correspondances, La différence entre le poète et l'Homme. "Il faut se faire poète."...
Et expliquer au fur et à mesure.

Moi au fur et à mesure, tout m'a parut évident, chaque vers me faisait échos, comme s'ils étaient écrit selon mon langage intérieur.Je me demande si ceux de la classe le ressentent comme moi?
Sans prétention je ne pense pas. Mais..Je peux me tromper!

Ma fusion avec les Fleurs de Mal doit être du à ma grande joie de vivre,
et au bonheur et au couple auxquels j'ai cru cette année là.
C'était beau, rassurant et bouleversant en même temps (à lire). J'ai versé des larmes parfois, lorsqu'une douleur, pour laquelle je n'avais jamais su trouver les mots, se lisait si simplement sur cette page.


nunu


Spleen IV, Les Fleurs Du Mal.


        Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle

         Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis

         Et que de l'horizon embrassant tout le cercle

         Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;
 
 

   Quand la terre est changée en un cachot humide,

   Où l'Espérance, comme une chauve-souris,

   S'en va battant les murs de son aile timide

   Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;
 
 

    Quand la pluie étalant ses immenses traînées

    D'une vaste prison imite les barreaux,

    Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées

     Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,
 
 

     Des cloches tout à coup sautent avec furie

     Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,

     Ainsi que des esprits errants et sans patrie

     Qui se mettent à geindre opiniâtrement.
 


     Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,

     Défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir,

     Vaincu, pleure, et l'angoisse atroce, despotique,

     Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.

Posté par Sibylle 1986 à 02:22 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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