16 septembre 2008
Mal aux tripes
Les relations avec ma mère ont toujours été conflictuelles. Le temps, mes problèmes n'y ont rien arrangé, je crois qu'aujourd'hui on ne se supporte plus. Je ne sais pas trop ce qu'elle en pense, cela dit je ne sens que du mépris, de l'exaspération, du désintéressement lorsqu'elle s'adresse à moi. Elle a renoncé, n'entend plus rien, reste sur ses idées et tire ses propres conclusions, l'ensemble poussant à la révolte, la rage même, elle est tellement bornée et dit tellement de conneries avec sa psychologie à 2 balles. De mon coté c'est clair que je ne la supporte plus. Pas comme une ado qui découvre ses 3 poils au cul et se sent pousser des ailes "trop chiante la rem". Je ne la supporte plus. Insupporter: provoquer un vif sentiment d'exaspération chez. Synon. exaspérer, excéder, horripiler (fam.), importuner, indisposer, irrite. C'est tout à fait ça. Ca me fait beaucoup de mal, ma relation avec elle fait que je suis très fusionnelle, dépendante. En gros, l'opinion que j'ai de moi dépend et se calque sur l'opinion qu'elle a de moi et ses sentiment envers moi. Continuellement en conflit, l'estime que je me porte se situe au fond des chaussettes. C'est une douleur violente, que de se haïr et se sentir tant désaimer, méprisée par sa mère. Une cohabitation très néfaste. Moi qui suis facilement déstabilisable, autant dire que ça me fout complètement en l'air.
Mes projets me tiennent en vie, envie de tenter cette aventure ( vivre ma vie selon mes désirs en fait, c'est tellement différent du chemin tout tracé par maman que pour moi c'est une aventure!) Quand j'arrive à penser à ses projets, à enfiler mes basket et aller courir, là j'ai de l'espoir, et ça fait du bien. Lors des guérillas j'oublie tout, je perds la raison, je n'existe plus. Elle est comme une arme chimique. Sa seule présence m'entame, m'ensorcelle, m'aliène. Une impression que subitement mon âme s'évapore. Je ne suis alors qu'un corps vide, un robot en chaire et en os. Non c'est pas tout à fait ça, c'était peut-être le cas avant les conflits. Avant les conflits, je ne devais pas exister du tout, un robot sans jamais d'âme. L'étincelle qui a mis le feu aux poudre c'est la prise de conscience. Le conflit c'est mon âme contre son arme chimique. Et la guerre ça fait mal, ça saigne, c'est le chantier. Dans ses moments là j'ai envie de hurler, de crever, de me crever.
Commentaires
C'est un sentiment partagé par beaucoup ...
Tu as besoin de vivre TA vie, ça se sent.
En tout cas, c'est émouvant et bien écrit.
Bizes.
MEREJ
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