15 juin 2008
Vouloir écarter de sa route toute souffrance,
signifie se soustraire à une part essentielle
de la vie humaine.

J'ai terminé mon contrat d'un mois, j'ai une une nouvelle opportunité sur laquelle je me suis jetée, ou plutôt c eux qui se sont jetés sur moi, "dès demain".. "pour 3 mois au moins".. sur le moment j'étais contente, c ce que je voulais: bosser. j'y ai passé un 1er jour et découvert les qq inconvenients : trajet plus long, nécessité de traverser la ville, absence de parking et grosses difficultés pr se garer, engagement sur un très très long terme, impression de ne plus controler : c moi qui postule et je subis .. autant de détails susceptibles d'engendrer panique et angoisses chez moi
la cerise sur le gateau c'est aujourd'hui dim 15 juin, je suis de service sur le lieu de mon nouveau et de mon ancien contrat à la fois. Panique à bord! Je ne peux pas et ne veux pas annuler l'ancien, prévu depuis 10 jours au moins. D'ailleurs c là bas que je pars ds 1 demi heure. Et donc je plante mon nouveau contrat, qui ne m'enchante pas vraiment, alors est ce vraiment un mal? Je risque de faire parler de moi ds le coin, ds le milieu c sûr.. ici le téléphone arabe ne connait pas de pb de réseau.
je déteste ce sentiment de subir, de me faire bouffer, de n'avoir pas réussi à dire NON JE NE SUIS PAS DISPONIBLE DIMANCHE, mon pb, 1 de mes pb c ça, ne pas réussir à m'affirmer, à dire non, et subir des choses dont je n'ai pas envie. => je me fais remarquer, je fous tout en l'air => honte, culpabilité, impasse => envie de fuir, retourner ds ma bulle, penser que la vie n'est pas faite pour moi
vivement mon rdv avec le psy pr dégrossir tout ça :(
12 juin 2008
digestion du rdv avec mon psy
" La seule arme des enfants
contre le monde,
c'est l'imaginaire."
Je renoue avec la vie, les gens, la société,
c'est ennuyeux, tout me lasse.
je me sens épiée, et en même temps transparente
J'expérimente la vie professionnelle
en attendant de reprendre les études,
ces études que je n'estime pas vraiment..
que j'ai du suspendre, à bout de souffle.
Chaque projet est une course d'endurance,
aux diverses sensations,
difficultés de faire sa place,
douter de soi, bien etre, euphorie,
lassitude, épuisement moral et physique,
se forcer encore jusqu à l'écœurement,
jusqu à n avoir plus de souffle,
s'affaler à terre,
plus ou moins loin de la ligne d arrivée.
Echouer.
Voilà à quoi se résume mon retour:
échecs,
lassitude,
dégout.
Pardon de préférer faire demi tour
et fermer la porte derrière moi
doc, on a du boulot..
02 juin 2008
Indigestion
j'ai l'impression aussi que le temps s'est arreté, il y a 2 ou 4 ans
les années filent sans moi, je n'évolue pas, je suis figée.
j'aimerais revenir à mes 16ans, le lycée, la fin de mon année de seconde, tout allait bien là. jusqu' en mai 2003
ensuite, mai 2003, il y a eu ce mec, cette histoire à distance qui m'a détruite, qui a duré 5ans, et qui n'est pas vraiment finie, je dis ça parceque que je ne l'ai tjs pas digérée, ça me ronge toujours, j'en rêve si souvent..
a partir de là tout s'est effondré, mes études avec, mes projets avec. je suis devenue fragile, triste, dépendante, dépressive, anorexique boulimique... et incapable de me concentrer, de travailler à l'école,incapable de tout, incapable de me débrouiller, incapable de vivre seule, incapable de gérer quoi que ce soit, irresponsable..
certaines y arrivent, certaines au contraire, réussissent brillamment leurs études, pourquoi pas moi?
j'ai eu mon bac à l'arrachée, depuis je nage, je tente des trucs à droite à gauche, pas trop loin de chez moi, car incapable de quitter le cocon familial, des trucs que je ne termine jamais. 


chaque année qui passe m'éloigne de mes rêves: avoir mon bac avec mention, partir à paris pr poursuivre mes études de médecine.
01 juin 2008
dimanche, je suis en repos, quel bonheur
Après une semaine mouvementée en émotion, ou plutôt rythmé par mes émotions: bref une mauvaise semaine.
Les conditions et l'ambiance au boulot se détériorent.
Je dérape et tout s'écroule.
Une mauvaise journée, mercredi, des réflexions assassines suffisent à m'entrainer, moi, mon sourire, ma volonté, ma toute petite estime de moi même et mon brin de confiance, ce tout qui me constitue, dans ces abîmes que j'ai tant de mal à quitter.
De nouveau la peur,de nouveaux les pleurs, et cette envie de fuir, partir, disparaitre, ailleurs ou nulle part, la mort qui m'effleure de nouveau l'esprit.
Oui j'ai envie de continuer, ailleurs, il va peut être trouver que c'est courageux, comme cette dernière expérience, pr moi c'est une habitude, ça fait 5ans que je vais au delà de mes forces, envers et contre ce moral qui me paralyse, et me tire vers le bas toujours. Et que je me relève de chacun de ces échecs qui pourtant me rappellent que je ne suis pas capable. Pourquoi est ce que je continue à m'entêter comme une imbécile finalement? Une idiote qui fonce dans le mur, se prends le mur, et refonce dans le mur etc
Ca fait alors 5 ans que je me fracasse la tronche...
Il va peu être dire que " je ne suis pas apte à vivre en société"
J'ai souvent dit que j'étais une handicapée de la vie: la vie et moi ça colle pas. Toute le monde roule, moi je suis le pneu crevé.
Ya 7 ans en arrière j'en étais au même point, je me sentais différente, en dehors, je ne vis pas, je pense, et je regarde vivre les autres. Je suis toujours à côté de la plaque, et en retrait mais en pire, pire moralement, pire physiquement, pire socialement.
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